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Le risque cardiovasculaire



Etat des lieux général

     Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité en France, près de 180 000 décès par an. Il existe deux fois plus de risque à la soixantaine qu’à la quarantaine.

     En France, 23 % des hommes et 19 % des femmes âgés entre 35 et 64 ans, ont un risque cardiovasculaire.

Etat des lieux dans le Nord Pas-de-Calais

     Différentes études rapportent que le risque est plus élevé dans le Nord Pas-de-Calais que dans le reste de la France.

A Lille, 25,9 % des hommes et 20,1 % des femmes ont un risque cardiovasculaire.


      Les troubles cardiovasculaires

     Les maladies cardiovasculaires sont essentiellement dues à une association de facteurs de risque, à savoir :

    • les antécédents familiaux d’accident coronarien, cérébral ou de mort subite,

    • les antécédents personnels cardiovasculaires (coronariens, cérébraux, artéritiques),

    • l’âge et le sexe (supérieur ou égal à 55 ans pour l’homme et 65 ans pour la femme),

    • le diabète de type 2,

    • le tabac,

    • l’hyperlipidémie,

    • l’hypertension artérielle,

    • l’obésité abdominale (IMC supérieur à 30 et/ou circonférence ombilicale supérieure à 102 cm chez l’homme et 88 cm chez la femme),

    • le stress psychosocial,

    • l’inactivité, la sédentarité,

    • l’hygiène de vie (alcool supérieur à 30 g/jour (plus de 3 verres) chez l’homme et 20 g/jour (plus de 2 verres) chez la femme ; moins de 5 portions de fruits et légumes par jour ; consommation de graisses saturées).


     La prise en charge du risque cardiovasculaire


     Comment prendre en charge globalement les patients identifiés à risque cardiovasculaire élevé ?

     Tout patient doit être suivi avec une prise en charge adaptée à son risque global.

     Le risque cardiovasculaire provient du cumul des facteurs de risque. Certains facteurs tels que l’âge, le sexe, les antécédents familiaux et les antécédents personnels, ne sont pas modifiables.

     Par contre, on peut agir sur d’autres facteurs par le biais d’une meilleure hygiène de vie et/ou un traitement médicamenteux, à savoir :

  • le tabac,

  • l’obésité,

  • la sédentarité,

  • l’hypertension,

  • les lipides sanguins,

  • le diabète.


Le traitement en prévention cardiovasculaire sera toujours multifactoriel.

 

Prendre en charge le risque cardiovasculaire c’est avoir :

      • Tout d’abord une démarche clinique :

    • identifier les facteurs de risque (antécédents familiaux, antécédents personnels),

    • évaluer le niveau de risque : SCORE supérieur ou égale à 5% ou inférieur à 5%

    • les patients d’emblée à haut risque : diabète et antécédents personnels de maladies cardiovasculaires.

      • Ensuite une démarche thérapeutique :

    • Quel que soit le niveau de risque, réduire tous les facteurs de risque modifiables.

    • Pour les patients à faible risque (SCORE inférieur à 5%) : réduction non médicamenteuse de tous les facteurs de risque repérés. Télécharger l'échelle

    • Pour les patients à haut risque cardiovasculaire : utiliser les moyens non médicamenteux et au besoin médicamenteux pour atteindre les cibles fixées en fonction du niveau de risque.

     L’objectif étant d’amener le patient à se prendre en charge. Le médecin donne au patient les informations et le soutien nécessaires pour qu’il acquière le pouvoir d’agir sur sa propre santé.

 

      Proposition au niveau du réseau

     Le réseau REDIAB est un réseau de professionnels de santé et de patients diabétiques, en surpoids ou obèses, ou à risque cardiovasculaire couvrant les secteurs de la CPAM de Calais et de Boulogne-sur-mer.

     Dépister un risque cardiovasculaire chez un sujet est important car cela permet une prise en charge précoce passant par la normalisation de la glycémie, mais également par le traitement de l’obésité abdominale.

     Nombres d’études démontrent qu’une petite perte de poids d’environ 3 ou 4 kg, obtenue avec une modification des habitudes alimentaires et de l’activité physique, peut permettre d’obtenir des bénéfices métaboliques et cardiovasculaires très important.

     Arrêter de fumer diminue de deux tiers le risque survenu d’un nouvel accident, la réduction du mauvais cholestérol le diminue de 61 % et la baisse des chiffres tensionnels de 30 à 60 %.

     En conclusion, il suffit de peu de choses pour inverser une tendance.

     C’est pourquoi, le réseau REDIAB participe à la prise en charge du patient à risque cardiovasculaire en mettant à contribution les compétences des professionnels de santé en proposant un programme au niveau de l’alimentation et de l’activité physique. Télécharger la plaquette d'information

  • Accompagnement à l’alimentation

     Les séances vont permettre d’acquérir les clés d’une alimentation équilibrée, d’apprendre à constituer des repas savoureux et équilibrés.

  • Accompagnement à l’activité physique

     Les séances d’activité physique sont réalisées pour montrer qu’une vie physique est possible sans pratiquer de sport. Tout au long des séances, les éducatrices médico-sportives vont transmettre le goût de la pratique d’une activité physique et mettre en place avec le patient un projet personnalisé en activité physique.

     Il s’agit d’un travail de coordination entre les médecins, les diététiciens et les éducatrices médico-sportives afin d’organiser des séances d’éducation en groupe. Nous savons que les techniques de groupe avec encadrement et motivation permettent d’optimiser la prise en charge dont le but est de modifier radicalement les habitudes du patient.

     L’objectif de ces séances est d’amener le patient à se prendre en charge au niveau de l’alimentation et de l’activité physique c’est-à-dire d’intégrer une expérience et la conscience de ce qu’il faut modifier dans son comportement afin d’acquérir les mesures hygiéno-diététiques.

     Le but étant de réduire un facteur de risque afin de diminuer le risque cardiovasculaire, même si la valeur cible idéale n’est pas atteinte. Dans ce cadre, une approche multifactorielle visant à réduire chaque facteur de risque aura une efficacité supérieure à une approche agressive visant un seul facteur de risque.